08 octobre 2009
La der des der
On y est ! Il était temps de conclure même si ca demande toujours de jeter un regard dans le rétro et que finalement c’est difficile et douloureux. Apres 6 semaines passées en métropole parisienne, on y voit toutefois plus clair. L’exploration d’autres pays a été salutaire comme a chaque fois, il n’y a pas qu’une Afrique même s’il est vrai qu’on a toujours tendance à dire l’Afrique. Avec ce peu de recul, on peut penser que ce qui nous manquera ici oppressé dans la jungle urbaine, ce sera cette quiétude de vie, cette absence quasi générale de stress, cette abondance quotidienne de soleil, cette immense maison au sol froid et au sable chaud, la présence quasi constante de Jean-Luc confié aux soins d’autres, parler simplement de rien avec les gens et leur redire plusieurs fois ce même petit rien. Ca a pris du temps mais on a lié des amitiés qui prenaient racine dans un contexte facile, traverser une rue pour aller voir un pote, c’est un luxe. Pourtant ni Celia ni moi-même ne repartirions, il y a aussi quelque chose d’épuisant et de parfois vain dans ce genre de démarche. La Tanzanie frustrait et fatiguait. Pas juste parce qu’il fallait lutter contre toutes sortes de bactéries, pas seulement… En fait c’était parfait, y aller, le faire, le vivre et s’arrêter avant de râler, avant de devenir un colon aussi même si pour vous c’est certain on en avait tout l’air et pour nous aussi d’ailleurs. Il reste les souvenirs, l’expérience et pour ma part la certitude de revenir encore et encore vers ce continent, ma belle succube que j’aime et déteste a la fois. Pour Celia n’en parlons pas. Avant la fin décembre, elle sera passée par le Mali, le Benin et la République Centre africaine. Eh oui, je vous le disais bien.
Le blog s’achève ici… Sans vous il n’aurait pas vécu, les mots doivent être lus, il ne s’agissait pas de thérapie, du moins je ne pense pas, on le relira à tête reposée, il y aura pas mal à jeter et quelques jolis moments. Puis il reste les albums photos aussi, aujourd’hui profusion de nouveautés :
- Adios
- Bruxelles III
- Cape Town
- Namibie
- Michou en Tanzanie
- Mozambique
Merci d’avoir été fidèles chers amis…
On se retrouve sur http://lepasseurcritique.blogspot.com
This is Africa my dear !
30 septembre 2009
Paris
Vous continuez a nous lire et nous ne sommes que vacuite... Il reste ce qui a ete vecu.
Dans nos esprits, le bilan petit a petit se tisse et fait sa mue.
Nous avons encore a vous offrir les photos de la Namibie, du Mozambique et de Cape Town.
Ce sera repare sous peu
En attendant, et pour ceux qui ont aime cette prose voyageuse, vous pouvez la retrouver sur mon nouveau blog de critiques cinematographiques: http://lepasseurcritique.blogspot.com
A bientot pour les derniers albums et la conclusion
15 août 2009
Last day in Africa
On y est ! Apres plus de 600 jours de vie a l equateur, nous regagnons les regions froides du globe. Nous quitterons Cape Town vers 20h ce soir. Apres 11h30 de vol, nous passerons une bonne partie de notre dimanche a changer d aeroport et a attendre la connexion pour Bruxelles ou l on espere que la famille falisse n aura pas perdu de vue l heure de notre arrivee vers 19h30 sauf si, par miracle, nous parvenons a avancer l heure du retour pour un bon brunch familial.
Le blog va donc tout doucement s eteindre apres avoir prealablement uploade les photos de Namibie, du Mozambique et de Cape Town. Il sera alors l heure de tirer le vrai bilan, s il y en a un, de cette experience africaine. Je remercie d'ores et deja Celia de m'avoir un jour de septembre 2007, a l'aeroport de Bruxelles National, demande de la suivre en Tanzanie. Je savais a peine situer la Tanzanie sur une carte et apres avoir regarde le cauchemar de Darwin j'avalais ma salive d'angoisse mais sans elle je n'aurai jamais pu vivre tout cela, la Tanzanie, le lac Victoria et ses perches transgeniques, la magie du Serengeti, Kigoma, Zanzibar, l'Ouganda, le Rwanda, Francois et la RDC, le Botswana, la Namibie, le Mozambique et Cape Town ! Je suis un petit chanceux de t'avoir rencontree et j'en ai bien conscience. Bichette merci mille fois !
Merci a Tony, Fabian, Protas, Savera, Jean-luc, Erick, Carlos, Momo et Mecky, Christian et Irene, Pieter et Hilkka, les jumelles Ally et Milly, Suzie et Raf, Joey et Jenny, Haji et Mussa, Barbara et Olivier, Sophie et David, Maria et Issa, Saidi, Clemens, Domenica, Anna, Robert, James, Mussa, Monsieur et Madame Salu, Jan Meelker, Carol, Claire et Shelley et tous les autres collegues et amis de Mwanza !
Merci aussi a ceux qui nous ont fait le voyage, la toute premiere Julie et sa comparse Florence, Marie (Halle Berry), Goeffroy (Eric Tabarly), Bertrand (Costals) et Renaud (Ronnie), Maman (BMam) et Papa Barberousse, Manu et Kathleen, Claire et Marie une seconde fois et enfin Papa Falisse.
On vous embrasse bien fort !
14 août 2009
Dirty Mozambique
Apres la Namibie et le Botswana, on avait envie de se reposer un peu le long des plages mozambicaines ! Nous sommes arrives a Maputo alors qu’il faisait déjà nuit, nous avions réserve une auberge de jeunesse dans le centre ville, l accueil fut des plus désagréable, la première impression était sans doute déjà biaisée. Le lendemain matin la tempête a éclaté, terrible de violence, pendant des heures ! En fin d après-midi, on s est risque dans les rues glissantes de boues, bennes a ordures ouvertes au ciel. Les bâtiments décrépis, les ruines, le vide, l absence de passants, juste le bruit des égouts qui débordent !
Maputo est la ville la plus sale qu’on ait visitée. Au Mozambique tout le monde balance ses ordures dans la rue et s en tamponne de s étaler dessus. C est encore plus flagrant dans la campagne ou a cote des petites maisons de fortune gisent des tas d ordure. Le pays est terriblement pauvre, il nous a rappelé la Tanzanie certes en plus musical, en plus colore, culinaire et culturel mais sorti tout droit d un cauchemar insalubre.
La cote n était pas mieux, les plages de Tofo étaient par endroit affectées du même mal sanitaire. Les mozambicains doivent être lasses des touristes aussi qui débarquent par vague dense a la recherche des fonds marins repères des requins baleines et des raies mantas parce qu’on ne peut pas dire qu’ils cultivent le sens de l’accueil. On croisa quelques allemands charmants et on paressa sans plonger juste a l’air de mater la peau.
On se souviendra du marche au poisson de Maputo et de ses calamars et crevettes grilles mais pour le reste si on doit passer dans la régions on visitera davantage le nord.
10 août 2009
Cape Town
On y est ! Apres un vol manque a Durban a cause de l avion du President du Malawi et du protocole tralala ! On l attendait depuis des semaines cette Bonne Esperance et on n est pas decu. Faut dire qu on a pas adore les plages crapouilles de Tofo et les ordures servant de trottoir a Maputo... Nous venons de rejoindre la jolie guest-house Fritz dans le centre du Cap et nous degustons un petit verre de rouge a votre sante.
Gros bisous,
08 août 2009
Namibie
Route de l’aéroport: Premier high light. Floraison de tournants donnant sur des collines parsemées de bouquets jaunes. Ces herbes jaunes, folles, épis épousant l’ivresse du vent nous accompagneront tout le trajet. Et l’ambiance cool de la Chameleon Backpackers conforta cette first impression.
Gessert Guest House : Deuxième high light. Le Lonely Planet la renseignait, on ne fut pas déçu. Un couple de sud-africains tout bonnement parfait nous accueillit chaleureusement dans leur maison au cœur de la ville allemande de Keetmanshoop. Le sud namibien nage encore dans la colonisation, les allemands sont pourtant partis en 1919 et les sud-af en 1988. La colonisation a la dent longue et de la suite dans les idées, Ca n’enleva rien au kitch de la demeure Gessert et a leurs milliers d’objets de décoration.
Fish River Canyon : Premier low light. On avait entendu dire qu’il s’agissait d’un petit Grand Canyon, ce n’est pas faux. Juste l’absence de réel panorama. Une petite déception donc mais le pire allait arriver…
H1N1 : Deuxième low light. A peine arrive a la douane, on eut quelques craintes. Les douaniers nous attendaient en effet avec des brochures sur l’influenza et arboraient de jolis masques. Trois jours après notre arrivée, elle survint, personne ne peut dire si ce fut réellement la grippe redoutée mais on notera qu’on resta cloue au lit pendant trois journées et que le Tamiflu emporte par Celia nous soulagea fortement. On quitta donc le camping et l’inconfort de la Toyota dans laquelle on dormait pour se reposer au Canyon Road House et a la Schutzenhaus de Keetmanshoop (plus vieux club allemand de toute l afrique du sud dont les murs sont ornés de photos relatant les mérites sportifs de tout un siècle de présence germanophone).
La route vers le Sossuvlei : High light prodigieux. La plus belle route que C & C ont faite de leurs petites vies. Des étendues de mers jaunes tachetées d’arbres morts et bordées de montagnes rouges, oranges, brunes. Parfois un oryx ou une autruche dans le paysage. A couper le souffle !
Le désert du Namib : Toutes les photos de Namibie ne parlent que de lui ! Une mer rouge ou la houle charrie des grains de sable. Nos yeux s’en souviennent.
Swakopmund : Plus difficile a prononcer qu’a écrire. Une bien jolie petite ville allemande au bord de l’océan atlantique.
Damaraland : A nouveau la route époustoufle. On logea dans un camp perdu dans les montagnes. Xaragu Camp.
Etosha National Park : On passa 6h au bord d’un trou d’eau et observa les allées et venues de toute la faune, des troupeaux de zèbres, des hordes d’impalas, des groupes de Kudus, d’oryx, d’éléphants, girafes et des rhinos a la nuit tombée. Splendide.
Le lendemain on eut aussi la joie de crever dans le parc, toujours agréable de devoir changer une roue sous la pression de la savane. Celia hurlant des ordres collée a la voiture, prête a foncer dans l’habitacle, pétrie de peur en imaginant chouchou se faire déchiqueter par les crocs d’un lion et moi perdant le sens des priorités en m’éclatant le gros doigt de pied sous la roue de secours, perdant du sang par litres et ne sachant plus vraiment ou placer le cric.
Plateau de Waterberg : Sur la route du retour, on y dormit une nuit. Les babouins nous firent de nouvelles miseres, et observant un groupe d’antilopes des sables, l’om tomba nez a nez avec trois rhinos blancs. Ils eurent plus peur que nous. Le matin de notre avant-dernier jour l’on gravit la falaise du plateau et eut un panorama détonnant.
Les rencontres : Bien que l’on passa la plupart de notre temps dans la Toyota Condor, on rencontra une foule de gens ultra sympas. Les Gessert tout d’abord puis une famille de français de la Réunion qui joua le rôle de grossiste en médocs pendant notre grippe, un couple d’allemands et 4 Réunionnais encore au Xaragu Camp. Une famille de suisses devant le trou d’eau a l’Etosha avec qui on partagea le the en observant la vie animale et enfin un couple de belges qui nous prêtèrent main forte psychologique lors de notre crevaison.
Le tout a 60 a l’heure !
01 août 2009
Maputo - Mozambique
On y sera dans quelques heures ! On vous ecrit depuis l aeroport de Johannesburg en Afrique du Sud, nous n avons pas le temps de raconter nos coups de coeur en Namibie, on essaiera de le faire depuis le Mozambique, on peut juste dire qu on a ete souffle par la beaute des paysages qui n ont pas leur pareil dans ce que l on a visite dans le reste du monde...
Nous atteindrons Maputo ce soir vers 20h.
On vous embrasse bien fort.
C & C
26 juillet 2009
Swakopmund - Namibie
Un leger changement de programme a freine notre progression. Nous avons en effet soigne une mechante grippe pdt plusieurs jours dans la douce ville de Keetmanshoop. Dans la pension Shutzenhaus ou l Allemagne imperiale etait toujours mise a l honneur nous nous sommes enfiles ce qu il faut de tamiflu puis enfin il y a trois jours nous avons bu les mers jaunes, avale la terre rouge, devale les dunes du Sossuvlei mais surtout admire les routes somptueuses tachetees de grains noirs, autant d arbres morts toujours stables. Meme les photos ne rendent pas ce que nous voyons ! Nous sommes ajd a Swakopmund au bord de l ocean atlatique, il fait enfin chaud. Nous esperons voir un couple d amis belges en visite dans la region avant de ne partir pour une traversee du damaraland et d etosha. Le temps court...
Love
C & C
18 juillet 2009
Namibie
Bien arrives a Windhoek !
Deja la route depuis l aeroport est splendide, on ne va pas etre en reste. Des montagnes et des deserts. Nous sommes installes a la guest house chameleon backpackers, ravissant point de chute de tous les routards du coin. Nous avons deja fait un petit tour dans la ville deserte marquee par l essor sud-africain, le gigantisme americain et l architecture du III Reich. L on a meme adresse la parole a Celia dans un allemand guttural. C est une constatation que nous avions deja faite pour le Botswana, le Sud de l afrique est bien plus developpe que l Est.
Demain matin nous receptionnons notre Toyota Condor avec laquelle on aura fiere allure, puis apres ravitaillement nous prendrons la route du sud pour 300km avant de dormir dans une ville etape du nom de Mariental. Il est peu probable que nous ayons le temps de tenir un carnet de route quotidien mais des que nous en aurons la possibilite nous epancherons nos images sur le clavier.
On vous embrasse.
C & C
15 juillet 2009
Triple C in Botswana
Mes amis quelle aventure !
5 juillet : Khama Rhino Sanctuary
High light et low light = Nous roulons dans le parc depuis une demi-heure, au detour d un tournant sur une route etroite bordee de buissons nous faisons face a un immense Rhino, Claire et Celia paniquent et après trois secondes d hesitation Claire fait marche arriere. Les filles respirent mais ce n est rien par rapport a la suite. On vient de rentrer dans la tente, c est la pleine lune. Je suis pris d asthme assez rapidement alors je sors de la tente dans l intention d aller dormir dans la voiture, en essayant d ouvrir la portiere j entends du bruit dans les buissons, j accelere le mouvement. Il fait clair comme en plein jour, je parviens a rentrer et la je le vois… un enorme rhino en train de boire dans la flaque d eau que nous avons laissee… mon Coeur s arrête de batter, j ouvre la fenetre de la voiture et murmure aux filles de ne pas bouger, il reste la 3 ou 4 minutes, le temps suspend et part silencieusement. Prodigieux. Celia vivra sa pire nuit du sejour imaginant se faire ecraser sous deux tonnes et demi.
7 juillet : Kalahari
Low Light = Crevaison après une heure. Il nous manque des pieces pour reparer. On est secouru par un tour operateur. Claire decide de ne pas aller a notre campement et regagnons dans l après-midi le camping a l entrée du parc. Le Kalahari a tourne court.
High Light = Une matinee sublime sur la riviere fleurie d oiseaux colores, dormir au bord de l Okavango c est aussi beau que de naitre une seconde fois a l age adulte.
10 juillet : Moremi Game Reserve
Low Light = je m embourbe dans le sable, un second tour operateur, jaco Powell, nous secourt et nous apprend que notre 4 roues motrices ne fonctionne pas. On est mal ! On regagne le campement au sud du parc.
11 juillet : Moremi toujours, la journee de toutes les angoisses
High Light & Low Light= On tente le coup sans 4 roues motrices. On part a l aube, après une heure de route, on apercoit des empreintes de lions, un peu plus loin on les voit dans le contre jour, ils sont 4, probablement une mere et ses trois petits mais déjà de taille adulte. On les suit a 5 metres de distance pendant une heure. Magnifique. Ils jouent devant nous en toute decontraction. L operateur de la veille et ses clients, de riches sud-africains nous rejoignent, Celia s embourbe a son tour. Jaco sort de sa voiture alors que les lions sont a quelques metres et vient nous preter renfort, Celia panique sec, Claire tombe amoureuse de Jaco. Plus loin sur la route, un chat sauvage traverse en courant puis soudainement un leopard immense, 5 secondes, furtif et magique. Arrive au gate nord, on se pose pour bouffer un sandwich, Claire apercoit un babouin affame, le temps d avaler une bouchee le voila qui se rue sur nous, on fonce dans la voiture, Claire rentre en dernier et jette tout son thon sur moi, elle ferme la porte juste a temps et le babouin feroce frappe sur la vitre de Celia, diantre ! Sur le chemin du retour, on doit traverser une riviere, Claire laisse passer deux voitures decidee a ne pas tenter le diable, la deuxieme voiture s embourbe dans la vase de la riviere, on rebrousse chemin. Un elephant isole terrorise Claire qui pense qu il va nous foncer dessus. Le soir enfin une hyena rode dangereusement autour de la tente et je la fais fuir en protegeant les filles pris d une bravoure qui m etait jusque la inconnue.
13 juillet: Nxai Pan
High Light= Paysage lunaire splendide de lacs asseches. On ne trouve pas le camp 2, on squatte le 1 sous un baobab geant. Vers 18h, deux voitures de sud-af arrivent, c est leur campement mais après leur avoir explique que nous n avions pas trouve le 2 et que nous etions ravis de nous faire petit sur leur emplacement, ils decident alors que la nuit tombe de trouver le 2. Vers 22h10, Claire et Celia me reveillent, Claire hurle, des bruits de moteur assourdissants nous explosent les timpans, Claire me gueule dessus en m intimant l ordre d aller voir dehors, genre t es un homme, toi tu peux aller te faire tuer, puis elle se ravise toujours en hurlant et me dit de rester dans la tente parce qu elle ne voit pas de lumiere aux phares de voitures, logique la tente est tjrs fermee, j imagine ce qui se trame dans sa tete, Celia entend des voix d enfants, ce sont nos amis asociaux, ils reviennent au camp. Je passe la tete dehors, l homme dit : on a pas trouve le camp 2, la femme rajoute, on est embourbe depuis 4 heures !
On s en souviendra du camping au Bostwana ! Vivement la Namibie. On decolle samedi a 11h.
PS: Les premieres photos en ligne sous l album BOSTWANA, la suite demain





































